Emploi & Métiers

Les métiers de la santé et du soin : liste, salaires et métiers qui recrutent

Face Laurence Adèle 10 juillet 2026
Les métiers de la santé et du soin : liste, salaires et métiers qui recrutent

Le secteur de la santé et du soin est, depuis plusieurs années, l’un des plus gros pourvoyeurs d’emplois en France et la tendance s’accentue en 2026. Vieillissement de la population, départs massifs à la retraite, développement des soins à domicile : les besoins explosent et de nombreuses structures recrutent en permanence. Alors que les intentions d’embauche ont reculé au niveau national en 2025, le secteur santé-social fait figure d’exception et continue d’embaucher massivement.

Sommaire

Que vous cherchiez votre voie après le bac ou que vous envisagiez une reconversion, ce guide passe en revue les principaux métiers de la santé et du soin : en quoi ils consistent, combien ils paient, quelle formation suivre, et lesquels recrutent le plus. Chaque métier renvoie vers une fiche détaillée.

Pourquoi le secteur de la santé recrute autant en 2026 ?

Trois facteurs se cumulent :

  • Le vieillissement de la population fait grimper les besoins en soins, en rééducation, en accompagnement et en aide à l’autonomie, notamment à domicile.
  • Les départs à la retraite des professionnels en poste ne sont pas compensés assez vite, laissant des postes vacants en continu.
  • La pénurie installée sur de nombreux métiers rend le recrutement quasi permanent dans les hôpitaux, cliniques et EHPAD.

Les chiffres du secteur

Le constat est sans appel : le secteur reste fortement en tension, avec plus de 200 000 postes vacants en 2026, les zones rurales et les EHPAD connaissant les pénuries les plus sévères. Dans le détail :

  • Aide-soignant : en tête des besoins, avec de l’ordre de 244 000 postes à pourvoir signalés pour 2025-2026, et près de 290 000 postes attendus d’ici 2030.
  • Infirmier : autour de 215 000 postes à pourvoir, toutes spécialités confondues.
  • Masseur-kinésithérapeute : environ 104 200 professionnels en activité, et une demande soutenue portée par le vieillissement et les troubles musculo-squelettiques.
  • Préparateur en pharmacie : environ 50 000 professionnels, avec un recrutement régulier en officine et à l’hôpital.
  • Manipulateurs radio, techniciens de laboratoire, opticiens, audioprothésistes : des métiers techniques de plus en plus recherchés, portés par la hausse des examens et du dépistage.

Conséquence directe : l’emploi des nouveaux diplômés est rapide, et les possibilités d’évolution sont nombreuses.

Les métiers du soin direct

Infirmier(ère)

Pilier du système de soin, l’infirmier dispense les soins prescrits, surveille l’état des patients et coordonne avec l’équipe médicale. Métier en forte tension, accessible après trois ans d’études en IFSI (diplôme d’État), il s’exerce à l’hôpital, en clinique, en EHPAD ou en libéral. Le salaire varie nettement selon le secteur et les primes.

Aide-soignant(e)

En première ligne auprès des patients, l’aide-soignant assure les soins d’hygiène, de confort et la surveillance, aux côtés de l’infirmier. C’est l’un des métiers les plus recherchés du secteur, accessible via le diplôme d’État d’aide-soignant, avec une formation plus courte que celle d’infirmier — une excellente porte d’entrée, y compris en reconversion.

Auxiliaire de puériculture

Spécialiste du soin aux tout-petits, l’auxiliaire de puériculture accompagne les nouveau-nés et jeunes enfants en maternité, en crèche ou en service pédiatrique. Un métier de soin et de lien, très demandé, à la frontière de la santé et de la petite enfance.

Puéricultrice

Infirmière ou sage-femme spécialisée dans la santé de l’enfant, la puéricultrice exerce en maternité, en PMI ou en crèche. Une spécialisation valorisée, accessible après le diplôme d’infirmier.

Aide médico-psychologique / Accompagnant éducatif et social (AES)

À la croisée du soin et de l’accompagnement, l’AES soutient au quotidien les personnes âgées ou en situation de handicap. Un métier humain et très demandé, accessible avec un diplôme d’État spécifique, idéal pour qui veut donner du sens à son travail.

Les métiers de la rééducation et techniques

Masseur-kinésithérapeute

Le kinésithérapeute accompagne la rééducation après un accident, une opération ou pour des pathologies chroniques. Avec la sédentarité et le vieillissement, la demande est très forte. Le métier s’exerce surtout en libéral, mais aussi en établissement, et offre de nombreuses spécialisations (sport, neurologie, pédiatrie).

Manipulateur en électroradiologie (manipulateur radio)

À la fois soignant et technicien, le manipulateur radio réalise les examens d’imagerie (radio, scanner, IRM) et participe au diagnostic. Avec la hausse continue des examens médicaux, les centres d’imagerie, hôpitaux et cliniques peinent à recruter : un métier technique aux débouchés stables.

Préparateur en pharmacie

Le préparateur assiste le pharmacien dans la délivrance des médicaments et la préparation des ordonnances. Accessible sans le bac, par une formation en alternance, c’est une voie d’insertion rapide vers un métier qui recrute en officine comme à l’hôpital.

Opticien-lunetier

Professionnel de la santé visuelle, l’opticien conseille les clients, adapte lunettes et lentilles selon les prescriptions et ajuste les équipements. Un métier qui mêle relationnel, technique et santé, accessible via le BTS Opticien-Lunetier.

Technicien de laboratoire

Le technicien de laboratoire réalise les analyses biologiques essentielles au diagnostic. Rigueur et précision sont au cœur du métier, recherché dans les laboratoires d’analyses, hôpitaux et centres de recherche.

Les métiers d’accès rapide (sans diplôme ou formation courte)

Auxiliaire ambulancier / Ambulancier

L’ambulancier transporte et surveille les patients lors de leurs trajets médicaux. Réactivité, sang-froid et endurance sont ses atouts. L’auxiliaire ambulancier est une porte d’entrée rapide, accessible avec une formation courte.

Agent de service hospitalier (ASH)

L’ASH assure l’hygiène et l’entretien des locaux de soin, maillon essentiel de la chaîne hospitalière. Accessible sans diplôme, c’est souvent une première marche vers d’autres métiers du soin.

Brancardier

Le brancardier assure le transport des patients au sein de l’établissement. Métier physique et relationnel, accessible sans diplôme, il constitue lui aussi une porte d’entrée vers le secteur hospitalier.

Secrétaire médicale

À la croisée de l’administratif et du soin, la secrétaire médicale gère l’accueil, les dossiers patients et la coordination des rendez-vous. Un métier accessible en formation courte, souvent à distance, et recherché en cabinet comme à l’hôpital.

Combien gagne-t-on dans les métiers de la santé ?

Les rémunérations varient beaucoup selon le métier, le secteur (public, privé, libéral) et l’ancienneté. Quelques repères :

  • Les métiers accessibles sans diplôme ou en formation courte (ASH, brancardier, auxiliaire ambulancier) démarrent généralement autour du SMIC, avec des primes selon le poste.
  • Les métiers à diplôme d’État (aide-soignant, infirmier) offrent une grille évolutive et, dans le public, le complément Ségur ainsi que des primes (nuit, week-end) qui pèsent lourd dans la paie. Un préparateur en pharmacie, par exemple, démarre autour de 1 800 € net pour atteindre environ 2 500 € avec l’expérience.
  • L’exercice en libéral (infirmier, kinésithérapeute) permet des revenus plus élevés, mais avec des charges importantes.

Le détail chiffré, grille par grille, est dans chaque fiche métier.

Quelle formation pour travailler dans la santé ?

Le secteur a l’avantage d’offrir des portes d’entrée à tous les niveaux :

  • Sans diplôme : ASH, brancardier — on entre, puis on se forme souvent en interne.
  • Formation courte (quelques mois à deux ans) : auxiliaire ambulancier, secrétaire médicale, préparateur en pharmacie (en alternance).
  • Diplôme d’État ou BTS/DTS : aide-soignant, opticien, manipulateur radio, technicien de laboratoire, puis infirmier (trois ans en IFSI).
  • Spécialisations : après le diplôme d’infirmier, de nombreuses voies s’ouvrent (bloc, anesthésie, puériculture, pratique avancée).

La plupart de ces formations sont finançables, notamment en reconversion.

Comment choisir le bon métier de la santé ?

Posez-vous trois questions : quel niveau de contact avec le patient souhaitez-vous (soin direct, accompagnement, technique, administratif) ? Quelle durée de formation êtes-vous prêt à suivre ? Et dans quel cadre voulez-vous exercer (hôpital, domicile, libéral, cabinet) ? Les fiches ci-dessus détaillent chaque métier sur ces critères pour vous aider à décider. Bonne nouvelle : la reconversion est non seulement possible à tout âge, mais encouragée — les profils matures sont appréciés pour leur expérience de vie et leur empathie.

FAQ

Quels sont les métiers de la santé qui recrutent le plus ? L’aide-soignant et l’infirmier arrivent en tête, avec des centaines de milliers de postes à pourvoir. Suivent les kinésithérapeutes, manipulateurs radio, préparateurs en pharmacie, ambulanciers et agents hospitaliers.

Quel métier de la santé faire sans diplôme ? ASH (agent de service hospitalier) et brancardier sont accessibles sans diplôme. Le préparateur en pharmacie est accessible sans le bac, en alternance. Tous constituent des voies d’entrée rapides.

Quel métier de la santé paie le mieux ? Hors professions médicales, les infirmiers spécialisés (anesthésiste, bloc), les infirmiers libéraux et les kinésithérapeutes libéraux figurent parmi les mieux rémunérés du paramédical.

Peut-on se reconvertir dans la santé à 40 ans ? Oui, c’est très courant et encouragé. De nombreux métiers (aide-soignant, secrétaire médicale, AES, infirmier via la formation continue) sont accessibles en reconversion, parfois sans le bac.

Quelle différence entre métier médical et paramédical ? Les professions médicales (médecins, sages-femmes) peuvent prescrire des traitements. Les paramédicaux (infirmiers, kinés, manipulateurs…) interviennent dans le soin sans pouvoir de prescription médicamenteuse général.

Sources

À vérifier et actualiser avant publication : France Travail (BMO, métiers en tension), études de recrutement 2025-2026, France Stratégie/Dares (projections 2030), INSEE, service-public.fr, et les organismes de formation officiels (IFSI, IFAS).

 

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L'auteur
Laurence Adèle

Laurence Adèle est la signature éditoriale de SUPMAG, média indépendant dédié à la vie professionnelle : emploi, métiers, formation, droit du travail, entreprise et finances personnelles. Sa mission : décrypter sans jargon des sujets souvent complexes, à partir de sources officielles vérifiées, pour vous aider à décider par vous-même. Les contenus sont informatifs et ne remplacent pas un conseil personnalisé.

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